Les journées raccourcissent, la lumière baisse, les températures chutent. Et avec elles, l’énergie s’en va parfois.
En novembre, beaucoup de personnes se sentent plus fatiguées, moins d’attaque, avec du mal à récupérer.
Et si c’était le bon moment pour prendre soin de soi ? Voici mes conseils pour retrouver votre vitalité, naturellement.
Pourquoi on est parfois plus fatigués en novembre?
Le passage à l’automne puis à l’hiver change notre environnement et nos habitudes, petit à petit.
La lumière naturelle diminue, et ça peut dérégler notre horloge biologique, celle qui règle les rythmes veille-sommeil. On a aussi tendance à moins sortir, à bouger moins, à rester davantage à l’intérieur.
À cela s’ajoutent parfois :
- Un sommeil moins réparateur.
- Une charge mentale lourde et du stress accumulé.
- Une alimentation moins variée.
- Le manque d’activité physique et d’exposition à la lumière du jour.
Bref, toute fatigue n’est pas juste une conséquence du changement de saison.
1. Retrouver le rythme grâce à la lumière naturelle
La lumière du jour joue un rôle clé dans la régulation de notre horloge biologique. Elle aide à synchroniser le rythme veille-sommeil et favorise un endormissement de meilleure qualité.
Même quand le ciel est gris, la lumière extérieure reste généralement plus intense que celle de nos intérieurs.
Mes conseils :
- Ouvrez les volets dès le réveil.
- Allumez une lampe de luminothérapie, cela peut faire toute la différence sur la dépression saisonnière.
- Marchez dehors 15 à 30 minutes, idéalement le matin.
- Profitez de la pause déjeuner pour vous aérer.
- Évitez de passer toute la journée dans un environnement artificiellement éclairé.
Une petite promenade quotidienne peut déjà faire une différence dans votre équilibre général.
2. Miser sur une alimentation qui soutient l’énergie
Notre organisme a besoin d’un apport régulier en énergie et en micronutriments pour assurer ses nombreuses fonctions.
En novembre, inutile de chercher des aliments miracles : privilégions une alimentation variée, de saison et suffisamment nourrissante.
Les protéines : indispensables à notre vitalité
Je le répète tout le temps, mais c’est un indispensable car nous ne stockons pas les protéines. Il faut en apporter TOUS LES JOURS!
Les protéines participent au renouvellement des tissus, au maintien de la masse musculaire et au fonctionnement de nombreux processus physiologiques, dont la production de nos hormones et neurotransmetteurs, dont la sérotonine, l’hormone du bonheur!
Pensez à intégrer une source de protéines à chaque repas :
- Œufs.
- Poissons et fruits de mer.
- Viandes et volailles.
- Lentilles, pois chiches et haricots.
- Produits laitiers selon vos habitudes alimentaires.
Après 40 ans, préserver sa masse musculaire devient encore plus important, alors ne les boudons pas dans notre assiette.
Les aliments riches en fer
Le fer contribue au transport de l’oxygène dans l’organisme. Une carence peut notamment se manifester par une fatigue importante.
On le retrouve dans la viande, les abats, les fruits de mer, les légumineuses et certaines graines.
Le fer végétal est mieux absorbé lorsqu’il est associé à une source de vitamine C : quelques agrumes, du kiwi ou du persil peuvent accompagner vos repas.
Les femmes ayant des règles abondantes sont particulièrement susceptibles de présenter une carence en fer.
Par contre, on ne se supplémente pas sans avis médical. Le fer est oxydant pour le corps… et méfiez-vous des compléments multi-vitaminés qui contiennent très souvent du fer.
Les vitamines du groupe B et le magnésium
Les vitamines B participent au métabolisme énergétique et au fonctionnement du système nerveux. Le magnésium intervient dans de nombreuses réactions enzymatiques, notamment celles liées à la production d’énergie.
Variez les sources alimentaires : céréales complètes, légumes verts, oléagineux, légumineuses et chocolat noir.
En supplémentation: choisissez des formes méthylées pour la B9 et la B12, du bisglynate ou du citrate de magnésium…
3. Ne pas négliger le sommeil et la récupération
On ne peut pas demander à son organisme d’être performant toute la journée si les nuits ne permettent pas une récupération suffisante.
Le sommeil est un véritable pilier de notre équilibre physique et psychologique.
Quelques habitudes simples peuvent favoriser sa qualité :
- Conserver des horaires de coucher et de lever relativement réguliers.
- Éviter les écrans juste avant de dormir.
- Limiter le café et le thé en fin de journée si vous êtes sensible à la caféine.
- Privilégier un dîner équilibré, sans être trop copieux et assez tôt pour ne pas être en pleine digestion en allant dormir.
- Instaurer un petit rituel apaisant : lecture, respiration, musique douce ou tisane.
Et si vos réveils nocturnes sont devenus fréquents depuis quelques années, pensez également à explorer la piste hormonale.
Chez la femme en périménopause par exemple, les fluctuations hormonales peuvent influencer la qualité du sommeil.
4. Bouger pour retrouver de l’énergie
Quand on est fatigué, on a souvent tendance à vouloir réduire ses activités. Pourtant, une activité physique régulière et adaptée peut contribuer à améliorer la qualité du sommeil, le bien-être psychologique et la vitalité.
Pas besoin de pratiquer un sport intensif !
Commencez par :
- 20 à 30 minutes de marche quotidienne.
- Quelques exercices de renforcement musculaire 2 à 3 fois par semaine.
- Des étirements ou quelques mouvements doux pour délier le corps.
L’essentiel est la régularité.
Tout particulièrement après 40 ans, le renforcement musculaire mérite une attention particulière pour préserver la masse musculaire, la force et l’autonomie à long terme.
Attention toutefois : si l’effort aggrave nettement votre fatigue, ne cherchez pas à vous dépasser. Il est important d’adapter l’activité à vos capacités et de rechercher une éventuelle cause médicale.
5. Supplémentation : faut-il faire une cure pour retrouver son énergie ?
C’est souvent le premier réflexe lorsque la fatigue s’installe : se tourner vers une cure de vitamines, de magnésium ou de plantes.
Mais une supplémentation pertinente commence toujours par une question : de quoi mon organisme a-t-il réellement besoin ?
Quelques nutriments méritent une attention particulière :
- La vitamine D
En automne et en hiver, la synthèse cutanée de vitamine D diminue avec la baisse de l’exposition aux UVB. Certaines personnes présentent alors un risque accru de déficit.
La vitamine D contribue notamment au maintien d’une fonction musculaire normale et à la santé osseuse, mais elle agit aussi sur l’inflammation et sur l’immunité. Vous l’aurez compris, une supplémentation peut être indiquée selon les facteurs de risque et la situation individuelle.
- Le magnésium
Il contribue au fonctionnement normal du système nerveux et à la réduction de la fatigue lorsqu’un apport insuffisant est en cause.
Les besoins peuvent être couverts par une alimentation variée, mais une supplémentation peut être envisagée dans certaines situations, après évaluation des apports et des éventuelles contre-indications.
- Le fer et la vitamine B12
Une carence en fer ou en vitamine B12 peut être responsable d’une fatigue importante. Il faut confirmer une éventuelle carence avant d’entreprendre une supplémentation.
- Les plantes adaptogènes ou stimulantes ne sont pas des solutions universelles. Leur utilisation doit tenir compte des traitements, des antécédents et des éventuelles interactions.
Mon conseil : évitez les cures multiples et les cocktails de compléments alimentaires sans objectif précis. Une supplémentation bien choisie est toujours préférable à une accumulation de produits.
6. Et si cette fatigue était un signal à écouter ?
Une fatigue passagère après une période intense est normale. En revanche, une fatigue persistante, inhabituelle ou qui ne s’améliore pas malgré le repos mérite une attention particulière.
Elle peut notamment être associée à :
- Une anémie ou une carence en fer.
- Un trouble de la thyroïde.
- Des troubles du sommeil, notamment l’apnée du sommeil.
- Une infection ou une maladie chronique.
- Un état anxieux ou dépressif.
- Des effets indésirables de certains médicaments.
Si votre fatigue persiste, s’aggrave ou s’accompagne d’autres symptômes, prenez rendez-vous avec votre médecin. Un bilan adapté permettra de rechercher une éventuelle cause et de proposer une prise en charge appropriée.
Mon conseil bien-être : faites de novembre un mois pour prendre soin de vous
Plutôt que de chercher à lutter contre la fatigue à tout prix, je vous invite à profiter de cette période pour revenir à des habitudes simples et fondamentales.
Un peu de lumière chaque matin, une alimentation nourrissante, du mouvement, un sommeil respecté et une supplémentation adaptée à vos besoins : ce sont souvent ces petits gestes répétés qui font la différence.
Et surtout, apprenez à écouter votre corps. Il n’a pas besoin d’être performant en permanence.
Prendre soin de sa vitalité, c’est aussi accepter de ralentir lorsque c’est nécessaire.
Bon week-end,
Dominique





