Renforcer son immunité avec la naturopathie

On me demande souvent ce que l’on peut faire pour avoir une bonne immunité et éviter de tomber malade dès que l’hiver arrive.

Pour avoir une bonne immunité, je vais m’appuyer sur les 3 piliers de la naturopathie: l’alimentation, l’exercice physique, la gestion du stress et des émotions. L’idéal étant d’arriver à un équilibre entre ces 3 domaines.

1. L’alimentation:

• Pour booster notre immunité il faut intégrer dans son alimentation des aliments riches en micronutriments (minéraux, vitamines, antioxydants, acides gras polyinsaturés de type oméga 3..).

Pour cela, veillez à avoir une alimentation riche en:

– Vitamine C: renforce les mécanismes de défense de l’organisme, action anti-virale. On la retrouve dans le cassis, kiwi, fraises, agrumes, papaye, goyave, persil, poivron, choux🍊🍋🌶🍓🥝 Vous pouvez aussi prendre en complément du jus d’argousier ou de l’acérola.

– Vitamine D: immunomodulante. On la trouve dans le beurre, le foie de morue, le poisson, le jaune d’oeuf… De nombreuses personnes sont carencées en vitamine D. Je vous conseille de faire une prise de sang pour voir votre taux de vitamine D3. Si votre taux est trop bas, il sera intéressant de prendre un supplément de vitamine D3.

– Zinc: améliore la réponse antivirale et l’immunité. Dans les huitres, les coquillages, le boeuf, les graines de courges, les lentilles,…

Tous ces nutriments agissent en synergie pour moduler et adapter notre système immunitaire.

Mangez des fruits et légumes crus pour préserver les vitamines: jus de légumes, smoothies, crudités… Je partage parfois des idées sur mes pages Facebook et Instagram. Variez les plaisirs avec des fruits et légumes de saison.

• Ajoutez également des graines germées, formidables sources de vitalité.

• Pour avoir suffisamment d’omégas 3:

– Assaisonnez vos crudités avec de l’huile de colza ou de noix: 2 cuillères à soupe par jour et par personne. Ces huiles sont à conserver au réfrigérateur après ouverture et à consommer dans le mois pour éviter qu’elles soient dénaturées.

– Consommez des petits poissons gras (sardines, anchoix et maquereaux): 2 fois par semaine

• De plus, diminuez votre consommation de sucre raffiné (bonbons, pâtisseries, boissons sucrées, barres chocolatées,…). Le sucre a un double impact négatif face aux infections:

– il diminue le système immunitaire en agissant directement sur la capacité d’action de nos globules blancs

– il favorise la prolifération des virus et bactéries, le sucre leur servant de carburant.

2. Gestion du stress et des émotions:

Le stress et la peur font baisser le système immunitaire.

Adoptez la positive attitude:

Pour avoir des idées positives, regardez des films drôles en famille, lisez pour vous évader de votre quotidien, mettez de la musique qui vous met de bonne humeur 😁 🎵 🎶 Personnellement, chaque fois que j’écoute cette chanson, j’ai envie de danser 🥰

En bref, souriez à la vie, et évitez le sentiment de révolte, mettez de la distance avec les informations relayées par les médias.

Si vous ne vous sentez pas en forme en ce moment, demandez conseil à votre naturopathe. Il existe des plantes qui peuvent vous aider à aller mieux.

Dormez!

Le sommeil est indispensable pour une bonne immunité.

3. Mouvement et respiration

• Bougez!

Le mouvement permet d’activer la circulation du sang, nos cellules sont mieux irriguées et donc elles travaillent mieux.

A vous de choisir le sport qui vous convient le mieux: marche, marche nordique, course à pied, pilates, yoga,… l’essentiel, c’est d’être réguliers et de prendre du plaisir. Soyez curieux, essayez différents sports pour vous faire une idée!

• Respirez!

Plusieurs fois par jour, pratiquez la respiration en pleine conscience pour bien oxygéner votre corps mais aussi pour diminuer votre stress.

Il s’agit d’inspirer profondément dans son ventre en visualisant qu’il se gonfle et se dégonfle comme un ballon. Cette attention consciente sur son souffle a des effets très positifs. 3 minutes suffisent, alors pas d’excuse pour ne pas pratiquer 😉

• Sortez prendre l’air!

Les sports en extérieur permettent une meilleure oxygénation, surtout si l’on est enfermés toute la journée. A défaut, ouvrez vos fenêtres et aérez plusieurs fois par jour.

QUELQUES COMPLÉMENTS NUTRITIONNELS

En parallèle d’une bonne hygiène de vie, vous pouvez aussi envisager la prise de compléments nutritionnels:

– Spiruline bio (pure, sans agent de charge, ni anti-agglomérant), reminéralisant général.

– Magnésium (bisglycinate ou marin): contre la fatigue, le stress, les crampes.

– Vitamine C liposomale, anti-oxydante, du jus d’argousier ou de l’acérola

Vitamine D3 en gouttes si votre dosage sanguin de vitamine D montre que vous êtes carencé.

– une cure de probiotiques: un grand nombre de nos cellules immunitaires se situent dans l’intestin. Cet organe, et plus particulièrement les bactéries qu’il contient (microbiote), joue un rôle majeur de défense contre les agents pathogènes. Préserver l’intégrité du microbiote intestinal est essentiel pour maintenir de bonnes défenses et les probiotiques peuvent y contribuer. Ex: Lactibiane de Pileje, Ergyphilus Plus de Nutergia, ou du pollen de ciste.

Il existe aussi des plantes qui permettent de booster vos défenses immunitaires. Demandez conseil à votre naturopathe, car elles ne sont pas conseillées pour tout le monde.

Enfin, en plus de tous ces conseils, continuez à appliquer les mesures barrières. Prenez bien soin de vous, et profitez de ce temps de pause pour faire des choses que vous aimez. Je vais de ce pas faire une petite séance de sophro détente…

Bonne fin de journée.

A bientôt,

Dominique


Mes conseils pour bien digérer

Ballonnements, nausées, lourdeurs, maux de tête après les repas,… de nombreuses personnes ont du mal à digérer leur repas.

Je vous donne aujourd’hui 4 conseils pour que tous ces désagréments ne vous concernent plus:


Premier conseil simple, mais qu’il ne faut pas négliger pour faciliter la digestion et réduire les gaz intestinaux ou flatulences: mastiquez. Il est très important de manger dans un endroit calme, sans télévision, sans stress et d’être assis confortablement, de prendre le temps, pour bien mâcher les aliments. Des le début de la mastication, le processus de digestion commence. Les enzymes présentes dans la salive, comme l’amylase, amorcent dès ce moment la transformation des féculents. Cela facilitera le traitement des
glucides dans le côlon droit.


Deuxième conseil : Evitez le sucre
Les sucres simples et les fruits devraient être mangés loin des repas. Autrement, ils seront amenés à séjourner trop longtemps dans l’estomac et à commencer un processus de fermentation qui créera des gaz dès l’intestin grêle.
Evitez dans ce cas tout dessert sucré et privilégiez les fruits en collation, loin des repas.
Notons que des ballonnements touchant surtout le côlon gauche sont liés à un
excès de protéines.

Troisième conseil: Avoir une flore intestinale saine

Assurez-vous d’avoir de bonnes bactéries dans vos intestins. Ce sont les probiotiques. Ces «bonnes bactéries» colonisent la flore
intestinale et vaginales et luttent contre la prolifération des micro-organismes nuisibles qui peuvent, par exemple, provoquer des diarrhées infectieuses, des ballonnements, des flatulences ou des vaginites.

Consommez des repas comportant des probiotiques naturels (légumes lactofermentés comme la choucroute, les betteraves ou les carottes en
début de repas)..

Quatrième conseil : Privilégiez les aliments riches en fibres (bananes, asperges, artichauts, oignons, ail, topinambours, avoine, orge et la plupart des légumineuses, ou le miso en Orient, riche en enzymes et en prébiotiques).

Si les ballonnements et difficulté de digestion persistent malgré tous ces conseils, il serait bon de consulter un naturopathe pour avoir des conseils plus personnalisés.



Prenez soin de vos intestins!

Le cancer colorectal est la deuxième cause de décès par cancer, après le cancer du sein chez la femme et le cancer de la prostate chez l’homme.

Notre arme: la prévention.

Premier geste de prévention: Adopter un régime alimentaire sain

  • manger des légumes et des fruits
  • limiter les aliments raffinés et le sucre blanc
  • limiter des graisses saturées (viande grasse, charcuterie,…)
  • consommer des omégas 3 (huile de colza ou de noix, poissons gras)
  • faire le plein d’antioxydants (pour capter les radicaux libres): épices, légumes colorés, thé vert,…

Mais les mesures alimentaires ne suffisent pas toujours, surtout s’il y a une prédisposition familiale (comme pour moi).

La prévention passe aussi par les examens de dépistage, très importants puisqu’ils permettent chaque année de sauver de nombreuses vies. La découverte précoce d’un polype peut éviter à celui-ci de dégénérer en cancer.
En règle générale, une coloscopie tous les cinq ans, après 50 ans(et plus jeune si vous avez des prédispositions familiales). Référez en à votre gastroentérologue, surtout si vous avez du sang dans les selles.

Après la coloscopie, je vous conseille de faire une cure de probiotiques, pour régénérer votre flore intestinale mise à mal par cet examen.

Je commence ce soir, à raison de 2 gélules d’Ergyphilus plus, le soir au coucher, pendant 1 mois. Je vais aussi consommer du pollen de ciste en parallèle, et des crudités pour nourrir ces bonnes bactéries.


Les légumes lacto-fermentés

Connaissez-vous le principe de lacto-fermentation?

Dans notre région, nous consommons presque tous des aliments lacto-fermentés en automne et en hiver; en effet, la choucroute est un aliment lacto-fermenté!

Le chou n’est pas le seul légume qui peut être lacto-fermenté. En Alsace, nous consommons aussi les navets salés (ou süri rüewe, que ma maman cuisine très bien!) mais il est aussi possible de faire lacto-fermenter presque tous les légumes d’origine biologique (sauf les pommes de terre et les légumes gorgés d’eau comme le concombre ou la courgette).

Intérêt des aliments lacto-fermentés:

– Les aliments lacto-fermentés sont une bonne source de probiotiques, ces bactéries importantes pour la santé de nos intestins. De plus, ces aliments contiennent des fibres, donc des prébiotiques (nourriture des probiotiques).

– Parmi les effets santé des probiotiques, et donc des aliments fermentés, on peut citer: (1)

  • Réduction du risque de cancer du côlon
  • Lutte contre la diarrhée (notamment la tourista)
  • Normalisation de la composition de la flore intestinale (y compris après un traitement antibiotique)
  • Amélioration de l’immunité
  • Meilleure tolérance du lactose (via l’activation de l’enzyme lactase qui aide à le digérer)
  • Meilleur contrôle du syndrome du côlon irritable et des maladies inflammatoires de l’intestin
  • Diminution des symptômes allergiques chez les enfants

– Nos ancêtres avaient l’habitude de préparer des aliments lacto-fermentés car cela leur permettait de conserver les légumes pendant l’hiver. Les légumes ainsi préparés ne perdent pas leurs vitamines, ce qui les rend plus intéressants que les conserves.

– La lacto-fermentation augmente la teneur en vitamines des légumes. En effet, des scientifiques ont trouvé des taux de vitamine C et de vitamines B6 et B12 plus hauts dans les légumes lacto-fermentés par rapport à leurs homologues nature. (1)

Vous l’avez compris, ces aliments sont très intéressants. Pourquoi de pas profiter de ce temps de confinement pour tester et en fabriquer soi-même. C’est tout simple, et il ne faut pas beaucoup de matériel pour en préparer. Il suffit d’eau, de sel gris de mer non traité et sans additifs, et d’un bocal propre.

Pour la préparation, je vous conseille de regarder sur le site Ni cru, ni cuit. Vous y trouverez tous les conseils en fonction des légumes que vous voulez faire lacto-fermenter.

Voici mon pot de carottes que j’ai préparé lundi. Il faudra encore attendre quelques jours avant de pouvoir les déguster…

Je vous parlais ici d’une autre source de probiotiques intéressante, si la macro-fermentation de vous tente pas!

Bonne soirée,

Dominique

Source:

(1): La Nutrition